Immersion au cœur du Fleuve Sénégal : la science halieutique en action



Econews - Sous l’encadrement de deux enseignants-chercheurs, les 27 étudiants de la filière Sciences halieutiques et industries de pêche (SHIP) de l’Institut Supérieur des Sciences de la Mer (ISSM)/Académie Navale sont actuellement en voyage d’étude sur les rives du fleuve Sénégal.

En tant qu’étudiants en troisième année, il passe de la théorie à la pratique pour mieux comprendre la richesse de nos écosystèmes continentaux.

Au programme : échantillonnage, biométrie et identification taxonomique de la biodiversité du fleuve.

Zoom sur des spécimens du 29 janvier à N’Tekane (de gauche à droite sur la table) :
• Carpe commune / Tilapia (Oreochromis niloticus) : un pilier de la sécurité alimentaire locale et nationale. Véritable moteur de l’aquaculture mondiale avec une production dépassant les 4,5 millions de tonnes par an, c’est l’espèce phare de la sécurité alimentaire en Afrique (plus de 1,1 million de tonnes), prisée pour sa facilité d'élevage, son régime omnivore -mange du tout-et sa résilience face aux modèles de gestion intensifs.

• Crevettes d’eau douce (Macrobrachium vollenhovenii) : reconnaissables à leurs longues pinces bleutées. C’est une espèce stratégique pour la souveraineté alimentaire mauritanienne, offrant un potentiel aquacole majeur grâce à sa taille imposante, sa résilience écologique et sa capacité à être valorisée.

• Poisson-chat / Silure (Clarias gariepinus) : maître de l’adaptation dans les milieux vaseux. Le silure africain, est une espèce pilier de l’aquaculture continentale en raison de sa croissance rapide, de sa capacité unique à respirer l’air atmosphérique et de sa robustesse exceptionnelle face aux stress environnementaux comme la désoxygénation des eaux.

• Capitaine / Perche du Nil (Lates niloticus) : le géant argenté du fleuve.
Communément appelé Capitaine ou Perche du Nil, c’est un prédateur du sommet de la chaine trophique dont la production aquacole mondiale avoisine les 35 000 tonnes (essentiellement concentrées en Afrique de l'Est et du Nord). II constitue une espèce de haute valeur ajoutée pour la Mauritanie grâce à sa taille imposante, sa plasticité trophique et son excellente qualité de chair pour l’exportation.

• Divers Cichlidés et poissons fourrages : essentiels à l'équilibre de la chaîne trophique.
L'avenir de la pêche continentale, de l’aquaculture et de la gestion durable de ces ressources commence ici, sur le fleuve Sénégal.

Entre réchauffement climatique, enjeux de conservation et souveraineté alimentaire, la mission de l’ISSM/ACNAV est claire. Elle vise à préparer une nouvelle génération de techniciens nationaux capables d’allier science et technologie pour fructifier et préserver notre patrimoine halieutique continental vital mais encore pas exploité et valorisé.



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